Attelage : émotions garanties
RIDE de Deauville - 20-23 septembre - (mise en ligne vendredi 4 octobre 2007)

L’attelage du Hollandais Mark Weusthoff, intouchable dans la seconde maniabilité. (Photo Jean Bougie)
1. Boyd Exell (Aus, 11 pts)
2. Mark Weusthof (Hol, 12 pts)
3. Werner Ulrich (Sui, 12 pts)
4. Benjamin Aillaud (16 pts)
5. Daniel Würgler (Sui, 32 pts)
6. Jozsef Dobrovitz (Hon, 32 pts)
6. Thibault Coudry (34 pts)
8. Laszlo Juhasz (Hon, 35 pts)
9. Hans Heus (Hol, 36 pts)
10. Fabrice Martin (39 pts)
Jeudi 14 h sur l’hippodrome de Clairefontaine, le RIDE commence véritablement avec le concours d’attelage à 4 chevaux. Quatre épreuves sont au programme de la discipline : une maniabilité, un marathon, une seconde mania et enfin un second marathon. Quinze équipages sont engagés.
Le meneur français Pascal Hediger et ses chevaux suisses Franche-Montagne font office d’ouvreurs, sous les yeux des cavaliers de saut d’obstacles et de complet. La première maniabilité démarre à cent à l’heure devant un public ébahi et déjà conquis. Un superbe duel oppose d’entrée de jeu l’Australien Boyd Exell, 2e de la computer liste mondiale, et le talentueux Français Benjamin Aillaud et ses Lippizans. L’avantage reste à l’Australien qui, dernier à partir, a pu gérer son parcours en ne concédant qu’une faute. Fidèle à son habitude, le Frenchie est lui allé beaucoup plus vite mais au prix de deux quilles.
Spectaculaires marathons
Du spectacle encore et toujours plus d’émotion le lendemain, et un public de plus en plus nombreux à se presser autour des six magnifiques obstacles du marathon réalisés par l’entraîneur national Jacques Tamalet. Est-ce cette ‘‘french touch’’ qui aura inspiré Benjamin Aillaud ? Toujours est-il qu’il a réalisé un magnifique parcours tout en assurant le spectacle, comme sur le troisième obstacle dont, emporté par sa vitesse, il est sorti sur deux roues... Benjamin prenait donc la tête de l’épreuve, profitant il est vrai de l’incroyable mésaventure pour Boyd Exell : il a emmêlé son équipage sur le Pont de Normandie, ultime obstacle du parcours, perdant ainsi un temps précieux. Sur ce même obstacle, le Suédois Thomas Eriksson, victime d’une mésaventure identique, a lui été contraint de dételer pour récupérer tout son monde. Du spectacle comme on en redemande…
Retour sur la piste samedi et les mouches changent de coche dans cette seconde maniabilité, encore courue à tombeau ouvert. Sur ce coup, Benjamin Aillaud laisse quelques plumes (6e de l’épreuve, il est 4e au général) et c’est le Hollandais Mark Weusthoff, ici intouchable, qui s’impose et remonte à la 2e place au général, derrière le Suisse Werner Ulrich qui a joué la sécurité.
A l’aube du dernier jour, ils sont quatre dans un mouchoir de poche. Le final du dimanche promet d’être chaud.
Il fallait le voir pour le croire : 7 000 spectateurs couraient d’un obstacle à l’autre pour ne rien manquer du spectacle. Il n’est cependant pas certain que tous aient couru suffisamment vite pour suivre un Boyd Exell qui a enclenché le turbo, reprenant ainsi la tête du général. Il devance d’un point au général Mark Weusthof et Werner Ulrich. Au terme de ce combat de géants, Benjamin Aillaud termine, lui, au pied du podium.
Daniel Sébire
Boyd Exel : « Ce qui me satisfait le plus, c’est que mes chevaux ont été très rapides le premier jour. Sur le premier marathon, c’est moi qui a commis la faute sur le pont. Ils méritaient vraiment de gagner, donc cette victoire est finalement assez juste. L’attelage a rencontré plus de succès à Deauville qu’il n’en avait connu à Jardy. Le public était vraiment super et très nombreux, en plus il y avait une très bonne ambiance. Cette compétition est une excellente répétition avant le début de la Coupe du Monde, mais mon équipage est un peu versatile, alors ne jurons de rien… »