Super League : « Retroussons les manches »
Barcelone - 13-16 septembre - (mise en ligne vendredi 21 septembre 2007)
« Nous sommes relégués en deuxième division et j’en assume la responsabilité.
J’assume mes choix, bien que ce ne soit pas toujours facile, mes erreurs et les échecs. Maintenant, comme je l’ai dit après Mannheim, ça se joue sur la saison et pas juste sur une épreuve. Les cavaliers sont bons, ils doivent devenir excellents. Nous sommes aujourd’hui dans un championnat où le niveau est tel qu’un parcours à 4 pts peut coûter très cher. Ce fut encore le cas cette fois-ci. C’est une barre de différence avec la Suède qui nous a éliminé. Mais cette barre aurait pu être pour eux ! Ça fait aussi partie du sport et il faut savoir en tirer les leçons.
Bien sûr, d’un point de vue personnel, ça me fait mal. Un échec est toujours dur à encaisser. Il faut se remettre en question, ça fait partie du métier. Mes choix pour l’équipe peuvent-être critiqués, je le consens, mais si c’était à refaire je crois que je ferais pareil.
Aymeric de Ponnat est un jeune et talentueux cavalier. Il nous avait fait de très belles performances (victoire dans le GP d’Hickstead et 4e avec l’équipe) et je le sentais bien pour cette épreuve. Malheureusement il a eu un peu de mal à gérer la pression, mais là c’est une partie de la préparation à améliorer.
J’avais le choix entre lui et Philippe Léoni que j’apprécie beaucoup pour sa fidélité et son engagement. Sa jument était tout aussi bonne que celle d’Aymeric, 3e de la Coupe de la reine samedi. Mais à un moment il faut faire un choix et j’ai retenu Aymeric pour sa participation en Coupe des Nations cette année, contrairement à Philippe qui n’y a pas participé cette saison. Aujourd’hui on peut se dire que ce n’était peut-être pas le bon choix, mais avec des si...
Nous avons fini 4es de cette épreuve, avec une très belle manche de Florian Angot et un sans-faute brillant d’Olivier Guillon dans le dernier tour. Kevin Staut est régulier et a manqué d’un brin de réussite.
Ne remettons pas tout en cause. Cherchons à nous améliorer dans les détails qui semblent peut-être superflus mais qui sont en fait déterminants, comme une bonne analyse des parcours, une détente adaptée au cheval mais aussi à l’épreuve. Il faut parfaire la technique de chacun, la gestion du stress. Je vais être encore plus exigeant car c’est trop bête de perdre des points sur des erreurs de ce genre qui font que nous en sommes là.
Il faut retrousser les manches, montrer que l’on veut faire partie de l’équipe de France, chercher des points dans les différents CSI pour revenir dans le groupe de la Super League. »
Christian Gerhard