L'actu
Bourg-en-Bresse CSI**** : le fleuron du Biolay
1er au 3 juin - (mise en ligne vendredi 8 juin 2007)

Un trio pour Galopin : Mme Moïra-Forbes sa propriétaire,
Albert Moissonnier le naisseur et Jessica Kurten la cavalière.

Séquence émotion autour de la piste lors des retrouvailles de Galopin du Biolay, de son naisseur, de sa propriétaire et de sa cavalière. On élève de pères en fils au Biolay chez les Moissonnier. « Mon père et mon grand père ont toujours eu des chevaux. C’étaient les demi-sang du Charollais, on les attelaient pour travailler et on les montaient pour faire du concours à cette époque-là. »
Petit à petit, l’éleveur s’est spécialisé dans les chevaux de sport en utilisant les bons Pur-sang de croisement du moment : Herbier, Maroc, Kacolet, Pontoux. « On n’a plus de bons PS de croisement maintenant » regrette Albert.
Le premier fleuron du Biolay fut Faro, un fils du PS Kacolet et une mère demi-sang par Mersebourg avec lequel Hervé Godignon gagna le Grand Prix de Bourg. Il y eut aussi Séducteur Biolay (Pontoux - Mersebourg), un crack du complet, vendu à 3 ans au CESM de Fontainebleau, repéré et travaillé par Didier Willefert qui l’amena au plus au niveau : vainqueur de la Coupe des Alpes en Italie, champion de France, 9e des JO d’Atlanta. Galopin (Butin d’Elle) est de la même souche maternelle : sa mère Tanagra (Pontoux) est la fille de Jalousie du Biolay, mère de Séducteur. Un papier qui a de quoi séduire.
Galopin a été débourré à 3 ans par Bertrand, le fils d’Albert, puis finaliste à Fontainebleau à 4, 5 et 6 ans. Sa vente à 7 ans à Mme Moïra-Forbes, une Irlandaise qui vit beaucoup en Suisse, s’est faite par l’intermédiaire d’Hubert Bourdy. « Quand j’ai vu le cheval descendre du camion, je l’ai voulu tout de suite, dit-elle. J’achète toujours mes chevaux sur un coup de cœur et je n’ai jamais été déçue. J’adore vos Selle Français, surtout bais et gris. Je déteste les robes alezanes. »
Aux côtés de Galopin, il y a Jipey Darc (Tarzan de Beaulieu), trouvé en Bourgogne chez François Lévy, puis Natural, un fils de Carthago vendu par Hubert Bourdy. Tous les chevaux de cette propriétaire irlandaise sont confiés à Jessica Kurten qui sait en faire le meilleur usage. On l’a vue à La Baule récemment puis à Bourg.
« Galopin est très agréable, très gentil, dit Jessica. Il aime les grands espaces mais pas du tout les concours indoor. Depuis le début de l’année, il a fait six Grands Prix et s’est classé cinq fois. »
La notoriété des Biolay n’est plus à faire. « Elle nous a fait connaître certes, dit Albert, mais elle a surtout mis en valeur notre région et grâce à cela nous avons de meilleurs étalons à Cluny. Il ne faut pas oublier le travail des cavaliers dans ces succès. Nous nous faisons naître des espoirs, parfois du rêve. Ce sont eux qui les valorisent et les amènent à la victoire. »

Etienne Robert