Les internationaux en forte croissance depuis dix ans
vendredi 25 mai 2007
En quadruplant presque le nombre d’épreuves
internationales organisées dans le monde de 1996 à 2006,
la FEI peut se montrer fière de son action pour tirer l’ensemble
des disciplines vers le haut et augmenter ainsi la base des pratiquants
des 134 pays affiliés.
Le décollage réel des compétitions internationales
s’est opéré dans les années 1999/2000 et
il poursuit depuis une ascension forte et très régulière
malgré des croissances d’intensité variables dans
chaque discipline.
Le CSO reste en tête de toutes les disciplines avec près
d’un concours sur trois. Avec 328 concours en 1996 et une croissance
lente mais régulière, il explose en 2005 avec 117 nouveaux
concours en un an, avant de marquer le pas en 2006, avec un total de
722 concours en légère régression.
Le CCE arrive en deuxième position avec une croissance très
régulière depuis dix ans : il est passé de 61 concours
en 1996 à 413 concours en 2006.
Dans la même foulée que le complet, l’endurance passe
de la cinquième place avec 23 concours en 1996 à la troisième
avec 393 épreuves en 2006. C’est la progression la plus
spectaculaire de toutes les disciplines.
A la deuxième place avec 75 manifestations en 1996, le dressage
progresse un peu plus lentement mais très régulièrement
et sans à coup pour arriver au troisième rang en 2006
avec 222 concours.
L’attelage reste dans la moyenne des rythmes de progression en
passant de 38 épreuves en 1996 à 145 en 2006
La voltige progresse très légèrement mais sans
dépasser les 16 manifestations en 2006, tout comme le reining,
qui plafonne depuis deux ans autour des 40 concours.
Enfin, neuf épreuves para équestres ont été
organisées pour la première fois en 2006.
La compétition internationale se développe
donc dans toutes les disciplines et dans le monde entier, et elle accélère
la médiatisation des activités équestres dont la
diversité constitue la principale richesse. De grosses organisations
comme Aix-la-Chapelle ont bien compris, grâce au succès
des Jeux mondiaux, l’intérêt de présenter
sur un même site et au même moment toutes les facettes de
l’équitation. Elles vont d’ailleurs désormais
ouvrir aux autres disciplines les grands-messes annuelles du CSO, du
dressage et de l’attelage.
En France, la FFE a également bien intégré le fait
qu’il n’y a pas de développement de la masse des
pratiquants sans développement de l’élite. Ce n’est
pas un hasard si l’hexagone, qui connaît une progression
sans précédent de son nombre de licenciés, est
aussi le premier pays du monde pour l’organisation de compétitions
internationales avec 249 compétitions organisées, toutes
disciplines confondues en 2006, loin devant l’Allemagne (179),
les Etats-Unis (162), l’Australie (94) et l’Italie (88).
C’est une bonne nouvelle pour toute la filière et un bon
encouragement pour l’équipe fédérale qui
a eu raison, depuis quelques années, de rendre accessible la
compétition à chaque cavalier dans le cadre de ses projets,
motivations et ambitions personnelles.
C’est enfin un rayon de lumière pour les éleveurs
qui voient que la demande en bons chevaux n’est pas prêt
de diminuer en France, comme dans la plupart des pays du monde qui pratiquent
la compétition sans disposer d’un savoir-faire et d’une
longue tradition d’élevage.
Philippe Poppe