Jérôme Ringot : le bonheur de travailler
vendredi 25 mai 2007
Salarié chez Hubert Bourdy à Marlieux,
Jérôme est un spécialiste des bons classements

Jérôme Ringot à
la remise des prix de la 6 ans A à Bourg.
Qu’est-ce qui vous a amené en Dombes ?
Je suis originaire de Montbéliard. Je ne suis pas issu d’une
famille de cavalier, mais dès 17 ans j’ai commencé
à monter en concours et j’ai attrapé le virus. J’ai
eu la chance de rencontrer M. Traglio, qui m’a formé et
m’a donné de bonnes bases. J’ai passé chez
lui mon monitorat. J’ai travaillé ensuite chez Pierre Gautherat,
grand spécialiste dans l’Est des jeunes chevaux. Tous les
deux m’ont appris le respect et l’amour du cheval. Enfin,
il y a huit ans, Hubert Bourdy m’a donné ma chance et je
lui en suis très reconnaissant.
Quel est votre rôle dans les écuries de Marlieux ?
Je monte les jeunes chevaux et les autres, selon les besoins, en vue
de leur valorisation et du commerce.
Vous êtes souvent bien classé. A quoi est-ce dû
?
Je monte de bons chevaux, et beaucoup. Il est très formateur
d’avoir à comprendre rapidement les montures que l’on
vous met entre les mains. J’en monte une dizaine par jour, une
centaine, tous différents, par an. Cela m’apprend beaucoup.
2006 a été une bonne saison...
Ca s’est plutôt bien passé, effectivement, notamment
grâce à Krakatoa Jac avec qui j’ai obtenu de nombreux
classements, gagné deux Grands Prix, à Sante-Cécile
et à Roanne. J’ai également gagné quatre
GP Pro 2, avec ce même cheval et avec d’autres. J’ai
aussi obtenu une 6e place en championnat de France des 5 ans avec Noisette
du Pépin, une jument appartenant à Jacky Sylvestre. Et
ici à Bourg, je viens de gagner l’épreuve des 6
ans avec Noah de Bacon, née chez Virginie Couperie-Clerc.
Avez-vous apprécié ce classique de Bourg ?
Le circuit de formation des jeunes chevaux est maintenant bien organisé.
C’est une chance d’avoir Raymond Lechauve à la piste
aujourd’hui. J’ai pris beaucoup de plaisir à monter
sur ses tours. Il nous laisse vraiment la chance de faire évoluer
nos chevaux. Par ailleurs, beaucoup de structures ont fait des efforts
pour avoir de bons terrains. Bourg est dans ce cas. C’est un lieu
qui devient incontournable. Et depuis l’arrivée de Marc
Damians à la présidence de la SHF, les dotations ont changé,
en mieux ! C’est très encourageant, tout nous donne envie
de sortir les jeunes chevaux.
Vous avez 33 ans, comment voyez-vous votre avenir ?
C’est justement mon anniversaire ce 10 mai… A l’avenir,
je vais essayer d’être encore meilleur, j’ai encore
une grande marge de progression, j’apprends tous les jours. Je
me lève chaque matin avec le sentiment heureux d’être
un apprenti car chaque cheval m’apporte quelque chose. Hubert
Bourdy m’a beaucoup appris et j’espère continuer
à travailler avec lui, conforter ma position professionnelle.
Propos recueillis par Florence Massard Loslier