L'actu
L’âne Pedro a gagné son procès
vendredi 25 mai 2007

Pedro à la foire de Moyaux en mars, où il a remporté le 4e prix de beauté.

L’affaire de l’âne Pedro, commencée en 2004, vient enfin de se terminer par la victoire juridique de Pedro et de sa propriétaire Marie-Thérèse Lecouvreur.
Il y a quatre ans, Mr et Mme Jean, agents hospitaliers travaillant aux hôpitaux de Lisieux (Calvados) et Bernay (Eure), voisins de , déposaient plainte pour trouble anormal de voisinage auprès du procureur de la République de Bernay. Ils accusaient l’animal de braire trop fort et de les empêcher de dormir, même le jour, parce que Mme Jean travaillait de nuit.
Suite à la menace d’un médiateur judiciaire de faire euthanasier l’animal, cette affaire, reprise par les médias locaux, avait immédiatement mobilisé l’opinion publique (pétition, mobilisation des enquêteurs de la Fondation Assistance aux Animaux et la Fondation Brigitte Bardot, mobilisation de nombreux amis de Pedro, marches de soutien, affichages, etc.). Pedro était devenu l’âne le plus célèbre de Normandie et symbole contre l’intolérance humaine.
En juin 2005, le procureur classait sans suite la plainte contre Pedro mais quinze mois plus tard les plaignants récidivaient en saisissant le tribunal civil de Bernay, réclamant 3 500 € de dommages et intérêts, pour les mêmes raisons.
Aujourd’hui, après quelques audiences et quelques manifestations de soutien devant les locaux de justice, Pedro et sa propriétaire ont gagné le procès qu’on leur intentait. Le jugement précise notamment que « la Juridiction constate qu’en l’état cette preuve n’est pas rapportée et en conclut que le trouble anormal de voisinage n’est pas établi. Par conséquent, M et Mme Jean seront déboutés de leur demande de dommages et intérêts. »
Les représentants de la Fondation Assistance aux Animaux et de la Fondation Brigitte Bardot qui ont apporté leur soutien tout au long de ces trois années, ainsi que la Fédération d’attelage de l’Eure et d’autres associations animalières, se félicitent de ce jugement qui fera aussi jurisprudence et conforte une fois de plus les droits de nos animaux de vivre dans leur environnement naturel.